Amanda Sinclair Portrait

Peter Bonner, LAP

Gestionnaire de la paie, Autorité sanitaire de la Nouvelle-Écosse, Halifax, Nouvelle-Écosse

Peter Bonner est toujours resté fidèle à ses racines. Né à Halifax, en Nouvelle-Écosse, il vit littéralement à côté de la maison où il a grandi.  Durant son adolescence, il aidait la dame qui y vivait et lorsqu’il s’est marié, elle lui a offert la maison. 

Fort d’un baccalauréat en finances de l’Université Saint Mary’s, Peter s’est vite rendu compte qu’il n’était pas facile de dénicher un emploi en finances – surtout dans la foulée du krach boursier des années 1980. Il décide donc de prendre un nouveau virage et trouve un emploi dans le domaine de la paie. 

« Ce genre de parcours semble être assez fréquent, indique Peter. Beaucoup de gens disent qu’ils n’ont pas choisi le domaine de la paie, mais que c’est le domaine qui les a choisis. » 

Peter, qui cumule plus de 30 ans d’expérience dans le domaine, est gestionnaire de la paie au sein de l’Autorité sanitaire de la Nouvelle-Écosse. Son poste a su demeurer intéressant et stimulant au fil des ans. 

À son embauche en 1998, Peter exerce les fonctions de coordonnateur de la paie au sein du nouveau Queen Elizabeth II Health Science Center (QEII), alors le fruit d’une fusion de plusieurs hôpitaux de la région d’Halifax. Au fil des ans, les fusions se poursuivent et les différentes autorités sanitaires sont regroupées pour ne former qu’une seule organisation provinciale de santé en 2015. Peter est témoin de tous ces changements. 

N’ayant pas étudié dans le domaine de la paie, Peter se familiarise avec ce champ d’activité dans le cadre d’un emploi précédent auprès du gouvernement provincial. La plupart des employés y sont salariés et travaillent du lundi au vendredi, et peu de choses varient d’une semaine à l’autre. Le caractère prévisible et constant du travail s’est toutefois volatilisé une fois rendu au QEII. 

« C’était compliqué. Tous les contrats en matière de soins de santé ont été regroupés à cause des fusions. Il fallait que les employés choisissent un syndicat et que tous les contrats soient rédigés de nouveau. Le processus de paie a évidemment été amené à changer. Il était d’une semaine en arrérages pour certains, mais de deux semaines en arrérages pour d’autres, par exemple. Il nous a fallu regrouper tous les membres du personnel afin de normaliser le processus. » 

Appuyant les efforts d’uniformisation de l’organisation, Peter soutient également la mise en œuvre d’un nouveau système de calcul du temps afin que chaque service puisse faire un suivi plus efficace de ses heures de travail. Groupe par groupe, Peter déploie le nouveau processus dans l’ensemble de l’organisation qui, depuis, a vu son nombre d’employés passer de 7 000 à plus de 23 000. Heureusement, Peter compte maintenant sur une équipe d’une vingtaine de professionnels de la paie pour assurer le bon déroulement des choses, mais il va sans dire qu’ils ont rarement des temps morts. 

Quand il se remémore sur son parcours, Peter se dit qu’il a emprunté un virage bien différent de celui qu’il envisageait au départ dans le secteur des finances. 

« Dans le domaine de la paie, on travaille effectivement avec les chiffres, mais encore plus avec la dimension humaine des choses. Parce que la paie touche les gens, indique-t-il. Certains sont nerveux, d’autres demeurent plus détendus. Mais s’il y a bien une chose que j’ai apprise et retenue, c’est qu’il faut traiter tout le monde sur un pied d’égalité. » 

Peter précise qu’on ne lui a pas appris à adopter une attitude empathique à l’école, mais que l’empathie fait partie intégrante de son travail et de sa philosophie professionnelle. Elle a été d’une importance capitale dans le secteur de la santé durant la pandémie. 

Peter est d’avis que toute occasion d’intégrer le domaine de la paie devrait être saisie, car il est possible d’y acquérir des compétences auxquelles vous n’auriez jamais pensé. 

« Il ne s’agit pas simplement de jongler avec les chiffres ou de travailler à l’ordinateur. Vous pouvez apprendre à manier les chiffres, oui, mais il vous faudra surtout apprendre à interagir avec les gens. » 

Il souligne également que la paie ne relève pas d’une personne, mais d’une équipe de professionnels qui veillent à ce que tous les employés reçoivent une paie exacte en temps opportun. Il le constate tous les jours à l’Autorité sanitaire de la Nouvelle-Écosse, où c’est grâce à un véritable travail d’équipe que les travailleurs du système de santé sont rémunérés pour le travail essentiel qu’ils accomplissent. 

Sur le plan personnel, Peter est un mari dévoué et il a un fils et une fille, tous deux adultes, dont il est incroyablement fier. Dans ses temps libres, il s’investit dans les initiatives de l’Ordre des Chevaliers de Colomb, dont il est membre. Certaines activités lui ont semblé particulièrement gratifiantes, en permettant récemment de remettre des centaines de manteaux d’hiver à des enfants, plus de 4 500 kilos (10 000 livres) de nourriture à des banques alimentaires locales, et des cadeaux à des enfants dont les parents sont en prison. 

Il ne fait aucun doute que Peter est fier des racines et des liens solides qui le maintiennent ancré dans la collectivité d’Halifax. 

l’Institut national de la paie

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